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Archives pour la catégorie ‘Bilans financiers’

Année fiscale 2011-2012 : Ubisoft

L’éditeur français se porte très bien. Ubisoft vient en effet de réaliser un C.A. record, principalement grâce à la popularité d’Assassin’s Creed et Just Dance. Et après deux années dans le rouge, la société renoue avec les bénéfices. Encouragé par ces resultats, Ubisoft prévoit même de faire mieux l’année prochaine, grâce à un Assassin’s Creed III qui a de grandes chances de se placer parmi les meilleures ventes de l’année, le nouveau Ghost Recon, Far Cry 3, Just Dance 4 (non confirmé, mais on s’en doute), mais aussi un fort soutien à la Wii U (dont Rayman Legends, ACIII et Just Dance justement). La société s’investie également de plus en plus dans le online, notamment avec des titres comme Ghost Recon Online et Shootmania.

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Année fiscale 2011-2012 : THQ

Les choses ne s’arrangent pas pour THQ. Si la société a réussi à réaliser un chiffre d’affaires en augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente, elle est toujours dans le rouge, avec des pertes nettes de 239,6 millions $ (188,2 millions €), en augmentation de 76 % ! En 5 ans, la société a accumulé plus de 850 millions $ de pertes nettes (669 millions €). THQ continue ainsi à rabaisser ses ambitions, confirme abandonner le secteur des jeux pour enfants, et ne liste que 6 jeux prévus pour l’année fiscale en cours, dont l’extension de Saints Row, et Darksiders II, dont les ventes pourraient bien être cruciales pour l’avenir de la société.

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Année fiscale 2011-2012 : Square-Enix

Pour la deuxième année consécutive, les résultats de Square-Enix sont assez décevants : le C.A., en faible hausse à 127,9 milliards ¥ (1,239 milliard €) reste bien inférieur à la période 2006-2010 de l’éditeur, et alors même que la société dispose désormais de la bande Eidos dans son giron. Néanmoins, le bilan reste bon puisque la société réalise un bénéfice net d’un peu plus de 6 milliards ¥ (58,7 millions €), contre des pertes nettes de plus de 12 milliards ¥ l’année précédente. Pour l’année fiscale en cours qui se terminera le 31 mars 2013, la société prévoit un chiffre d’affaires en augmentation de 29 % à 165 milliards ¥ et un bénéfice net en augmentation de 48 % à 9 milliards ¥.

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Les résultats de Koei Tecmo

La société issue de la fusion entre Koei et Tecmo se porte plutôt bien. Sur l’année fiscale 2011-2012, elle a réalisée un chiffre d’affaires de 35,525 milliards ¥ (344 millions €), en augmentation de 10,7 % et un bénéfice net de 4,64 milliards ¥ (45 millions €), en augmentation de 69 %. En terme de jeux traditionnels, ses plus grosses ventes viennent de Warriors Orochi 3 (480 000 exemplaires distribués dans le Monde) et de Ninja Gaiden III (630 000, ce qui pour la série est tout de même franchement pas terrible), mais aussi de One Piece : Pirate Warriors, un jeu édité par Namco Bandai mais développé par Omega Force, l’un des studios de Koei Tecmo.

Ambitieux, l’éditeur japonais prévoit de continuer à progresser pour l’année fiscale en cours, avec un objectif de 39 milliards ¥ de C.A. et un bénéfice net de 5 milliards ¥. Pour se faire, Koei Tecmo prévoit d’écouler 1 million d’exemplaires de Dead or Alive 5 dans le Monde, et, encouragé par la réussite du jeu One Piece, de continuer à coopérer avec d’autres éditeurs pour le développement de jeux. Le cas de Pokémon Conquest, là aussi un jeu développé par Koei Tecmo, est évidemment évoqué, mais aussi des personnages de Virtua Fighter qui apparaîtront dans DoA5. Enfin, la société rappelle qu’elle a récemment racheté le petit éditeur Gust (principalement connu pour la série Atelier), ce qui devrait l’aider à grossir.

Année fiscale 2011-2012 : Sega

Dans les faits, la holding Sega Sammy se porte bien. La société réalise un chiffre d’affaires de 395,502 milliards ¥ (3,8 milliards €), quasiment identique à l’année précédente, et un bénéfice net de 21,82 milliards  ¥ (211 millions €), en baisse de 47 %. Pour l’année fiscale en cours, elle prévoit un C.A. en hausse de 18,8 % et un bénéfice en hausse de 83 %. Le problème, c’est la partie jeux vidéo de la société, incarnée par Sega. En cumulant le secteur jeux vidéo et jeux arcade, on arrive à un C.A. stable à 139,433 milliards ¥ (1,35 milliard €) et des pertes opérationnelles de 7,767 milliards ¥ (75 millions €). Et si on met de côté le secteur arcade, qui marche plutôt bien, la partie jeux vidéo pure a carrément réalisé des pertes de 15,182 milliards ¥ (147 millions €). Bref, si la situation est moins grave que ce qu’avait annoncé la holding, elle démontre effectivement que l’activité jeux vidéo n’est plus rentable et va dans le sens de la nouvelle orientation de la société, qui licencie dans ses équipes américaines et prévoit de diminuer ses projets pour le marché occidental en dehors de ces valeurs sûres. Des titres comme Binary Domain, véritable fiasco commercial en occident (20 000 ventes aux USA), sont probablement visés. La société prévoit également de créer une nouvelle division dont on ne connaît pas encore les ambitions mais le nom est suffisamment évocateur : Sega Networks. Le jeu social a décidément le vent en poupe.

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Bilan de Sony : année fiscale 2011-2012

Principales performances annuelles

(en milliard ¥ pour le C.A. et les bénéfices ; en millions d’exemplaires pour les produits)

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Année fiscale 2011-2012 : Konami

Konami continue à bien se porter. Sur l’année fiscale terminée le 31 mars dernier, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 265,8 milliards ¥, en augmentation de 3 %, et un bénéfice net de 23 milliards ¥, en augmentation de 78 %. Le secteur jeu vidéo, le plus important de la société, est dans le même esprit, avec une faible évolution côté C.A. mais un bénéfice opérationnel en très nette augmentation. Les ventes de jeux ne sont pourtant pas excellentes, puisque Konami a distribué 18,3 millions de jeux sur l’année fiscale contre 21,94 millions l’année précédente : les seules augmentation se font sur les jeux Metal Gear (2,12 millions de jeux distribués contre 1,92 millions l’année précédente) et pour les jeux de baseball (1,48 million contre 950 000) ; les jeux de football (Pro Evolution Soccer) sont notamment en baisse avec 6,43 millions contre 7,51 millions. C’est grâce aux jeux sociaux, domaine dans lequel Konami a beaucoup investi, que la société progresse, mais ce précieux gagne pain pourrait bien s’atténuer.

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Année fiscale 2011-2012 : Namco Bandai

Namco Bandai se porte bien. La société a réalisé sur l’année fiscale un chiffre d’affaires de plus de 454 milliards ¥, en augmentation de 15 % et un bénéfice net de plus de 19 milliards ¥, en augmentation de 944 % ! Alors évidement, la société ne fait pas que du jeu vidéo puisqu’elle est aussi très active dans le domaine du jouet mais aussi dans le domaine de la musique et la vidéo. C’est tout le problème de cette société : depuis l’année dernière, elle ne détaille plus les résultats de sa branche jeu vidéo mais seulement celle de sa branche « Content », qui regroupe les activités jeux vidéo, internet (qui oeuvre essentiellement dans le domaine du « jeu social »), musique, et vidéo (qui comprend notamment les productions de sa filiale, le studio Sunrise, créateur de Gundam). Difficile dans ces conditions de vraiment jauger les performances de l’activité jeu vidéo, mais on peut en tout cas constater que dans l’ensemble ça se porte plutôt bien, et il faut reconnaître que l’éditeur a réalisé de très bonnes ventes au Japon ces derniers mois (sachant qu’avec le taux de change actuel, ce sont les ventes japonaises qui sont les plus rentables) avec les excellents résultats de Tales of, One Piece, et Gundam Vs.

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Année fiscale 2011-2012 : Electronic Arts

Après avoir accumulé 2,5 milliards $ de pertes en 4 ans et multiplié les plans de redressement en licenciant massivement, Electronic Arts est enfin parvenu a sortir la tête de l’eau et a renoué avec les bénéfices, une première depuis 2006-2007. Une performance qui s’explique par les récents succès de la société, tel que FIFA qui est actuellement au sommet de sa popularité, Battlefield 3 qui fut une réussite totale, ou encore le récent Mass Effect 3, sans oublier les implications réussies dans le domaine de la vente digitale (nous aurons l’occasion d’y revenir) et du casual nouvel génération (les jeux pour smartphone/tablettes et réseaux sociaux) ou encore le free-to-play. Avec un chiffre d’affaires dépassant les 4 milliards, l’ex numéro 1 mondial réalise sa deuxième meilleure performance historique, pas loin du record de 2008-2009. Il faudra attendre mercredi pour découvrir les résultats d’Activision Blizzard et savoir si ces derniers gardent leur place de leader chez les éditeurs tiers.

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Année fiscale 2011-2012 : Capcom

Capcom est l’un des premiers éditeurs à publier ses résultats. Côté chiffres, on découvre les scores de ses principaux jeux de l’année : 1,6 million pour Monster Hunter 3G (l’objectif fixé était de 1,2 million), 1,7 million pour Resident Evil : Operation Raccoon City et 1,4 millions pour Street Fighter x Tekken (l’objectif était de 2 millions pour chacun). Mais il faudra attendre vendredi prochain pour avoir la présentation complète des résultats et peut-être découvrir le score de Resident Evil : Revelations (qui, c’est déjà une certitude, n’a pas atteint le million) ainsi que les prévisions de l’éditeur pour l’année 2012-2013 actuellement en cours (objectifs de Resident Evil 6 ? Monster Hunter 4 sortira t-il cette année ?). Dans tous les cas, forcément avec autant de nouveautés, Capcom a très bien fini son année fiscale avec un excellent trimestre qui rattrape un peu cette année plutôt moyenne. Notez que l’éditeur prévoit d’engranger un C.A. de 105 milliards ¥ pour 2012-2013 et un bénéfice net de 9,8 milliards ¥, ce qui serait un record historique dans les deux cas.

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